« Test » de Pratiques de Santé
MISE AU POINT de Loïc Le Ribault

Destinataire : Monsieur le Rédacteur en Chef de la revue Pratiques de Santé.
Email : pratiquesdesante@santeportroyal.com
Adresse : Rédaction - 65 rue Claude-Bernard – BP 189 – 75226 Paris Cedex O5

Suite à la publication de votre dossier « 7 siliciums au banc d'essai » du samedi 17 février 2007, je vous adresse la présente mise au point dont je souhaite la diffusion dans le prochain numéro de votre revue.

Tout d'abord, j'ai découvert que « malgré la disparition de Duffaut, le mythe du silicium organique ne faiblit pas ». Or, bien au contraire, après le décès de Duffaut, plus personne ne parlait du silicium organique, qui serait tombé dans l'oubli absolu sans l'article que Sud-Ouest m'a consacré le 8 octobre 1995.

J'y apprends ensuite que je suis un « touche-à-tout » de la science ! J'aimerais connaître les qualifications scientifiques de celui qui ose qualifier de « touche-à-tout » un docteur d'Etat ès Sciences, inventeur mondialement reconnu de l'exoscopie, qui a en outre rénové toute la police française et finalement inventé le G5 !
Mais il est vrai que, selon ce « dossier », je ne fais que reprendre « le flambeau avec le nouveau silicium organique » que Duffaut et moi avons « mis au point ensemble ». Je rappelle que Duffaut était décédé depuis deux ans quand le G5 est apparu... (1)

Suivent des essais effectués sur des plantes dépourvus de tout intérêt, mais à l'issue desquels le G5 arrive en tête.
Mais quel G5 a été « testé » ?
En tout cas pas celui d'Espagne !
La bouteille qui figure sur la page 6 est un bidon de G5 provenant d'Irlande. Le produit d'Espagne est contenu dans une bouteille.
Le G5 analysé contient du Nipasept (= paraben), ce qui est clairement indiqué sur l'étiquette du produit provenant d'Irlande. Aucune mention de ce type ne figure sur l'étiquette du produit espagnol, qui en outre ne contient pas de Nipasept.
Le conditionnement du G5 analysé est dépourvu d'adresse et de nom du fabricant. C'est vrai pour le produit diffusé par l'Irlande. Mais le G5 fourni par l'Espagne mentionne très clairement l'adresse de la société Silicium España !

Autrement dit, le G5 analysé par « Pratiques de Santé » est celui diffusé par l'Irlande, et non par l'Espagne !
Pourtant, en dernière page, on peut lire que « le silicium provenant du site d'Irlande n'a pas été testé ici »... Pourquoi, puisque la photographie qui illustre l'article prouve que la revue en avait au moins un bidon à disposition ?

Ce n'est pas sérieux !
Quelle crédibilité apporter à un prétendu test qui présente des résultats ne correspondant pas au produit illustré dans le corps de l'article ?

Et cet incident me rappelle de façon très désagréable l'encart publié dans votre revue le 23 septembre 2006 au sujet du G5, affirmant (page 2) qu'« après enquête, (...) l'une et l'autre des deux adresses (Espagne et Irlande) sont fiables » et que « les produits sont validés tous deux par Loïc Le Ribault ».
Etrange enquête, en vérité, que celle au cours de laquelle l'inventeur du G5 n'est pas interrogé, et pour laquelle la revue ne tient aucun compte de mes avertissements, pourtant clairs et largement diffusés, proclamant que depuis trois ans je ne contrôle plus la fabrication du G5 fabriqué en Irlande et ne suis donc pas en mesure d'en garantir la qualité !... Autrement dit, que le produit Irlandais n'est en aucune façon validé par moi !

Je m'indigne également de l'intolérable violation du secret de ma vie privée, selon laquelle « je souffre de graves problèmes de santé bucco-dentaires » et ai des difficultés à parler. Il est vrai que je me remets lentement d'interventions dues à un grave accident, ce qui ne m'interdit nullement d'écrire (ce document en est la preuve). Alors, qu'est-ce qui empêchait « Pratiques de Santé » de me contacter par écrit, via la société espagnole ou l'Association des Amis de Loïc Le Ribault, comme le font des milliers de consommateurs par mois ?

Enfin, ce « test » pose un très grave problème moral : il oppose six fabricants de produits à base de silicium organique à l'inventeur du G5. Pourrait-on imaginer « 50 millions de consommateurs » ayant l'outrecuidance de réaliser un test comparant les vertus de produits d'une grande marque avec de vulgaires contrefaçons ? Car ces fabricants ignoraient tout du silicium organique avant 1995 (il suffit de lire certaines de leurs brochures publicitaires...), et exploitent sans vergogne le fruit de mon travail.

Vous remerciant de publier cette mise au point sans délai, je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de mes sentiments distingués.

(1) Pour connaître l'histoire vraie du G5, lire le livre de Laure Pouliquen « Le silicium organique de Loïc Le Ribault » (éditions Trédaniel, 2006).

Loïc Le Ribault
8 mars 2007