QUI A PEUR DE LOÏC LE RIBAULT ?
par Pierre LANCE (1)
« Nous vous avons déjà parlé dans cette revue de quelques authentiques chercheurs-découvreurs, tels Antoine Prioré, Jean Solomidès, Mirko Beljanski, qui ont eu la témérité de défier la toute-puissance de la mafia médicale en proposant à leurs concitoyens des moyens thérapeutiques à la fois efficaces, indolores, économiques et non toxiques. Ces hommes de bien, scientifiques diplômés de haut niveau, qui avaient fait leurs preuves et qui était honorés de leurs pairs tant qu'ils restaient sagement dans la norme, furent rejetés, vilipendés, calomniés, poursuivis, désespérés, dès l'instant qu'ils voulurent s'occuper de soigner et de guérir leurs semblables sans passer sous les fourches caudines de l'oligarchie anthropophage qui s'est emparée de nos corps.
Loïc Le Ribault est venu s'inscrire à son tour dans cette prestigieuse académie « underground » dont il est le dernier survivant et à laquelle il faudra bien qu'un jour la nation rende justice.
Toutefois, Le Ribault se distingue de ses prédécesseurs par ce fait remarquable : avant de se consacrer à des recherches thérapeutiques, il avait rendu à l'Etat, à sa police et à sa justice tant d'incomparables services que ceux-ci... ne pouvaient pas le lui pardonner. Car il faut bien comprendre que si vous faites pour le compte d'une institution établie un travail qu'elle ne sait pas faire alors qu'elle le devrait, elle n'aura de cesse, après avoir pressé tout votre jus, de vous jeter aux oubliettes, car vous êtes la vivante preuve de son incompétence et de son incurie. Logique, n'est-ce pas ?

Ce qu'il faut en effet savoir, (...) c'est que ce chercheur passionné fut tout d'abord, à 24 ans, l'inventeur de l'exoscopie, qui se définit comme la « méthode de détermination de l'histoire sédimentaire des grains de sable par étude de leur surface au microscope électronique à balayage ». (...)

Soit, c'est merveilleux, me direz-vous, mais qu'est-ce que cela vient faire avec la police ? Cela vient faire que grâce à l'utilisation méthodique du microscope électronique à balayage (MEB), dans laquelle Le Ribault est devenu un maître incontesté, il est possible de découvrir sur les lieux d'un crime des indices infinitésimaux aussi utiles à la découverte du coupable que les traces d'ADN dont nos médias font aujourd'hui leurs choux gras.

Cependant, l'exoscopie a aussi bien d'autres utilités. Peu après sa découverte, le monde entier va s'en apercevoir. Et après la parution sur le sujet d'un livre de Le Ribault en 1977, un professeur de géologie n'hésite pas à écrire : « La publication de cet ouvrage fait plus, pour le maintien du français au niveau de langue scientifique internationale, que tous les discours s ». Et les grandes compagnies pétrolières (Fina, Elf, Shell, Total...) seront les premières à demander son aide à Le Ribault (...), qui est à l'époque probablement le seul homme au monde à savoir faire parler les grains de sable. Il y consacrera quelques années.

Mais notre héros - et pour une fois, c'est bien le terme qui convient - a d'autres idées en tête. Il voudrait créer un laboratoire public équipé de MEB et de microsondes qui rendrait les plus grands services à l'Etat ainsi qu'à l'industrie. Persuadé qu'on va l'accueillir comme le messie, il fait la tournée des ministères et laisse partout des dossiers probatoires. Et, bien sûr, ne reçoit jamais de réponse...

L'Amérique l'avait découvert

En 1979, il est invité à faire une tournée de conférences aux Etats-Unis. Au bout de huit jours, on lui propose de réaliser immédiatement aux USA le laboratoire de ses rêves. Il refuse (Ce qu'il reconnaîtra plus tard avoir été « la plus grosse bêtise de sa vie »). Car c'est dans son pays qu'il veut réussir ! Hélas, il ne connaît pas encore les ravages du « mal français », si magistralement dénoncé trois ans plus tôt par l'ancien ministre Alain Peyrefitte, en gros tirage et en pure perte. (...) Le Ribault rentre donc au pays et fait une autre tentative auprès de tous les organismes scientifiquess. Personne ne bouge. Il a compris.
Et il crée en 1981 son propre laboratoire privé, le CARME (Centre d'Applications et de Recherches en Microscopie Electronique), auquel viendront bientôt recourir les différents services d'un Etat... qui n'avait jamais voulu de lui.
Mais je ne vais pas vous raconter tous les détails de cette extraordinaire aventure humaine que vous découvrirez avec saisissement dans les deux livres passionnants de cet homme hors du commun. Vous y apprendrez notamment comment le FBI américain fit appel à ses services, puis la DST française, dont le directeur le félicita par écrit, puis la firme IBM, puis le Commissariat à l'Energie Atomique, et enfin la police Judiciaire et la Gendarmerie Nationale ainsi que de nombreux juges d'instruction.
Loïc Le Ribault fut en fait le véritable rénovateur de la police scientifique française. Il organisa au CARME des stages d'information sur la microanalyse et de formation aux techniques très délicates de prélèvement d'indices sur le terrain. Entre juin 1986 et juin 1988, il forma ainsi 32 magistrats, 154 gendarmes, 8 légistes et une trentaine de policiers, tandis que 162 magistrats, 923 gendarmes et 110 policiers assistèrent à ses conférences dans toute la France. Il faut préciser que les stages, conférences, visites et documents étaient totalement gratuits. Cette formation du personnel judiciaire et policier, grâce à laquelle de nombreuses affaires criminelles allaient pouvoir être élucidées et des erreurs judiciaires évitées, ne coûta pas un centime au contribuable français, le CARME n'étant rétribué que pour les enquêtes scientifiques qui lui étaient commandées.

Comment la France sait récompenser les mérites

Et déjà vous vous demandez, ami lecteur, comment la patrie reconnaissante a su témoigner sa gratitude à ce citoyen exemplaire qui lui a apporté les plus précieux moyens de lutter contre la criminalité. Palmes académiques? Médaille du Mérite ? Légion d'Honneur ? Fauteuil à l'Académie des Sciences ?
Mais non, vous n'y êtes pas du tout... La patrie, ou plus exactement son geôlier, l'Etat, a tout d'abord soigneusement copié, pillé, plagié toutes les techniques de Le Ribault. Après quoi, bien sûr, estimant que ses fonctionnaires avaient désormais tout ce qu'il fallait pour se débrouiller seuls, il ne lui a plus passé aucune commande, ce qui a ruiné son laboratoire ! Vous admettrez que dans le genre « humour noir », cette histoire est follement amusante ! Mais vous ne savez pas encore le plus beau.
Quelque peu sonné, mais ayant heureusement plus d'une corde à son arc et de l'énergie à revendre, Le Ribault reprend alors ses recherches sur le silicium organique, récolté sur ses fameux grains de sable, et dont il a constaté par hasard les vertus thérapeutiques (...) en 1975. (...)

L'épopée du silicium organique

Il va dès lors effectuer, pour le traitement des affections cutanées, des centaines de tests en collaboration avec des amis médecins. En 1982, il rencontre à Bordeaux, lors d'une manifestation scientifique, le chimiste organicien Norbert Duffaut, qui avait synthétisé dès 1957 une molécule de silicium organique. (...) Aussitôt après leur rencontre, Le Ribault et Duffaut associent leurs efforts. Durant onze années, ils vont accumuler les preuves de l'efficacité des organo-siliciés pour la guérison d'un grand nombre d'affections, traitant, toujours gratuitement, des centaines de patients. Et sans relâche ils demandent aux autorités médicales de tester leurs produits et de les reconnaître comme médicaments. Rien à faire. Les organo-siliciés ont en effet un défaut majeur : ils ne coûtent pas cher et donc rapportent peu. Avouez qu'il serait stupide de soigner les malades pour quatre sous alors que la Sécurité Sociale pompe les milliards dans nos poches aussi allègrement qu'une chauve-souris suce le sang d'un baudet. La mafia médicalo-pharmaceutique veille jalousement sur sa vache-à-lait.
En novembre 1993, Norbert Duffaut meurt subitement, alors qu'il s'apprêtait à publier un livre. L'enquête conclut à un suicide par empoisonnement. Il n'a laissé aucune lettre d'explication.
Le Ribault poursuit seul les travaux et met au point en 1994 une nouvelle molécule qui sera le G5.(...)
Devant le refus obstiné des autorités médicales d'agréer le G5, Le Ribault publie ses résultats dans la presse (Sud-Ouest Dimanche, 8 octobre 1995). Les jours suivants, des milliers de souffrants abandonnés par la médecine se ruent chez lui pour acquérir son produit. Pendant quelques mois, aidé par plusieurs médecins, il accumule informations, résultats et témoignages. C'en est trop ! Le dragon se réveille (Et de nos jours, le dragon bouffe St Georges !). L'Ordre des médecins et l'Ordre des pharmaciens portent plainte pour le trop fameux « exercice illégal de la médecine ».
Le Ribault part aussitôt pour les Caraïbes britanniques où il obtient sans difficulté la reconnaissance du G5 comme médicament et l'autorisation de son utilisation dans tout le Commonwealth (...).
Un journal français publie l'information, s'étonnant de l'inertie de nos pouvoirs publics. Leur réveil est immédiat ! Le lendemain même, six inspecteurs de police perquisitionnent la maison de la mère de Le Ribault, saisissent les dossiers et interrogent pendant 5 heures d'horloge la vieille dame de 85 ans ! Elle tombe malade le soir même et meurt quinze jours plus tard. Qui oserait encore mettre en doute l'efficacité de notre police ?

Les honneurs du Goulag français

Lorsqu'un peu plus tard Le Ribault rentre en France pour tenter encore d'obtenir les agrémentss, il est immédiatement incarcéré par un juge d'instruction d'une remarquable diligence, alors que pas une seule plainte de client n'a été déposée contre lui. Il restera emprisonné durant deux mois et demi dans des conditions très dures, logé à la même enseigne que certains criminels dangereux arrêtés grâce à lui. En France, décidément, l'humour noir est à la mode !
En février 97, il est libéré sur décision de la Chambre d'Accusation, qui refuse de suivre le juge d'instruction persistant à vouloir le maintenir en détention.
En avril, Le Ribault, se sentant menacé d'une nouvelle arrestation, quitte la France pour ne plus revenir.
C'est sans doute ce que l'on espérait. Le dragon respire! Le trublion est écarté. La mafia va pouvoir continuer de « soigner » à prix d'or les arthroses sans les guérir, les psoriasis sans les réduire, les allergies sans en venir à bout, alors que des dizaines (2) de témoignages écrits de patients guéris par le silicium organique attestent de l'efficacité du G5 de Le Ribault. Mais rassurez-vous : les Anglais, les Irlandais et beaucoup d'autres non-Français en profitent. N'est-ce pas une agréable consolation ?

Ah, j'allais oublier de vous dire que toute une cohorte de faussaires et de plagiaires vendent en France de grossières imitations de G5 sous des noms divers, émaillant parfois leurs prospectus de citations complètes des textes de Loïc Le Ribault sans jamais citer son nom. Mais ces escrocs, bien sûr, ne sont pas inquiétés. C'est normal. Leurs produits étant inefficaces, ils n'indisposent nullement la mafia chimiothérapique, au contraire, puisqu'elle peut démontrer grâce à eux que le silicium, c'est de la blague.
Maintenant, si vous voulez en savoir davantage, (...) commandez tout de suite les deux livres de Loïc Le Ribault. (...)
Mais je vous préviens : ces livres qui vous passionneront à coup sûr vous indigneront aussi. Après cela vous aurez honte de ce que la France est devenue. Je veux dire : encore un peu plus honte. »

Cet article de Pierre Lance a été publié en mars 2000.
Au cours des six années suivantes, beaucoup d'évènements se sont produits :
En septembre 1999, Le Ribault avait créé en Irlande la société LLR-G5 Ltd, chargée de diffuser le G5 dans le monde entier.
Un mois plus tard, en octobre 1999, un premier mandat d'arrêt international avait été lancé contre lui, l'obligeant à être très prudent. Pour assurer la survie de la société en cas de nouvelle arrestation, il avait cédé 50 % des parts de celle-ci à Luc Verardo, chargé de l'expédition des colis de G5.
En août 2003, un second mandat d'arrêt international était lancé contre Le Ribault, et immédiatement transmis à Interpol.
Contraint à un nouvel exil, Le Ribault quitte l'Irlande.
C'est en Suisse qu'il est arrêté le 21 novembre 2003 et emprisonné à l'isolement puis extradé en France pour son procès le 5 février 2004.
A l'issue de celui-ci, que des journalistes qualifieront de « politique » et de « stalinien », Le Ribault est condamné à six mois de prison ferme (déjà effectués) et six mois avec sursis.
Dès sa libération, il est évincé de la société irlandaise par son « associé » et privé de tout contrôle sur celle-ci (gestion, fabrication du produit, etc.).
Depuis cette date, c'est une société espagnole (3) qui diffuse le seul G5 dont Le Ribault soit en mesure de garantir la qualité.

(1) Rédacteur en chef de L'Ere Nouvelle (article paru dans le n° 136 - mars-avril-mai 2000)
(2) Des milliers, en fait (note de LLR)
(3) SILICIUM ESPANA - Apartado de Correos 71 - 33450 Piedras Blancas - Asturias - (Espagne)
Téléphone : 0034 985 51 11 26 - Site internet : www.silicio.org