|
Le document diffusé par Codipharm :
Voici un exemplaire de la circulaire que diffuse Codipharm aux
consommateurs de silicium organique qui demandent des explications à
Catherine Voisin, directrice générale de cette officine.
Ce document a été expédié à un utilisateur
suisse le 16 août 2005.
(N.B. : J'ai scrupuleusement respecté les fautes de synthaxe,
de ponctuation, de grammaire, etc., dans le texte qui suit, et les ai
surlignées en vert pour aider Mademoiselle Voisin à améliorer
son document pour ses prochains envois. Mes commentaires sont entre parenthèses,
surlignés en jaune)
« Cher Monsieur,
Nous connaissons parfaitement l'affaire Le Ribault, et les problèmes
entourant le G5.
Monsieur le Ribault est Docteur en Géologie (non
: docteur ès Sciences), il n'est ni pharmacien, ni médecin
(pas plus que Catherine Voisin, dépourvue
de tout diplôme). Après avoir dérobé
une partie des travaux de Mr Duffaut
(diffamation...) et de nous même (je
serais bien curieux de lire un seul document rédigé
par Catherine Voisin ou son père Philippe consacré au silicium
organique, dont ils ignoraient tout avant de me rencontrer...) ,
il a commercialisé un silanol en lui allouant toutes les qualités
thérapeutiques que l'humanité peut attendre. Il a été
condamné par la justice pour usage illgal
de la médecine et de la pharmacie (exact)
ainsi que pour escroquerie (diffamation).
Réfugié en Irlande durant de nombreuses années d'ou
il continuait son petit commerce fort lucratif, il s'est déplacé
en Suisse ou il s'est fait prendre par votre police qui l'a remis aux
autorités Française.
Il a purgé sa peine de prison, Il
a eu de fortes ammandes, mais cela
ne l'empêche pas via Intenet
de démolir ceux qui travaillent dans la légalité
et de continuer à vendre du G5 (autrement
dit : des gens vendent du G5 sans mon autorisation, et parfaitement légalement
?).
En ce qui nous conserne, nous
assurons la synthèse de plusieurs formes de silanol qui sont couvertes
par un brevet redéposé en 1988 (références
du brevet et titre ?).(rappelons que dans le monde des brevets
la protection d'exploitation exige un re-dépot tous les vingt ans ce
qui signifie que les laboratoires Codipharm on
déposé pour la première fois en 1968 soit 27 ans
avant la sortie du G5) (Pourquoi pas
en 1957, avant la découverte de Duffaut ? Et toujours les mêmes
questions : titre et références du brevet?) Nos
produits sont controlés régulièrement
et conforme à la législation
Européenne. Si vous avez des besoins dans ce sens (dans
le sens de la législation européenne ?), nous
sommes à votre disposition.
A Monaco, Exymol exploite également plusieurs brevets sur les silanols,
ils sont complémentaires du
notre (Codipharm
n'a pas de brevet. A moins qu'il ne s'agisse de celui dont je vais raconter
ci-dessous la très édifiante histoire ?). Exymol
tout comme nous ignorons Mr Le Ribault
en estimant que la qualité sera reconnue avec le temps (mais,
chère Mademoiselle Voisin, la qualité du G5 est déjà
reconnue depuis longtemps...). Si vous faites doser du G5,
vous constaterez qu'il n'y a rien dedans. (0.004 à 0.01 %
DE SILICIUM ORGANIQUE.....)° (quand
on se prétend scientifique, il faut être précis :
est-ce 0,004 ou 0,01 % ? Et Mademoiselle Voisin boirait-elle une solution
à 0,01 % d'arsenic en considérant qu'il n'y a « rien
dedans » ?)
Restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Cher
Monsieur, à l'assurance de nos sentiments les meilleurs.
Catherine VOISIN Directeurr Général »
L'histoire vraie de la « découverte »
du silicium organique par la famille Voisin :
L'exploration du site de Codipharm semble révéler
une longue expérience du silicium organique, qui nous ramène
vingt ans en arrière. En effet, avant la présentation d'une
gamme de produits cosmétiques au « VS2 »,
on nous apprend que le fondateur, Philippe Voisin, commença « à
étudier les silanols, dont il retint plus particulièrement
l'un d'entre eux, le monométhylsilane triol citrate de potassium ».
Et, surtout, qu'en « 1983, il associa ses travaux à
ceux de Monsieur le Professeur Duffaut de la faculté des Sciences
de Bordeaux ».
Pourtant, l'histoire vraie, telle que je l'ai relatée en 1988
dans Le prix d'une découverte, est la suivante :
« Au printemps 1985, un couple vint frapper à ma porte.
Il s’agissait de Philippe Voisin, le père, diplômé
en pharmacie, et de sa fille Catherine, dépourvue de diplôme.
Ils venaient de créer à Marcheprime, près de Gujan,
un petit laboratoire nommé S.P.P.A. dont l’objet
était d’effectuer divers tests sur des produits pharmaceutiques
et cosmétiques en vue de leur obtention d’A.M.M. Ayant entendu
parler du silicium organique, les Voisin m’offraient leurs services
pour réaliser les tests toxicologiques sur mon produit. Pour moi,
c’était une aubaine, car j’étais précisément
à la recherche d’un laboratoire pouvant effectuer un tel
travail. Nous nous quittâmes enchantés les uns de l’autre
et ils s’en furent, emportant précieusement le chèque
d’acompte ainsi que le texte du brevet sur le DNV qui venait de
m’être accordélement. (1)
(...) Six mois s’écoulèrent, pendant lesquels je ne
reçus aucune nouvelle de leur part.
C’est l’arrivée fracassante dans mon bureau d’un
inconnu bavant de rage qui me fit découvrir le pot aux roses :
le malheureux, qui m’avait pris pour un des Voisin, venait tout
simplement me réclamer la bagatelle de 1.200.000 francs qu’il
prétendait lui avoir été escroqués ! Le nom
de mon visiteur était René Geneste. (2)
Après quelques heures de discussion, il fut enfin possible de reconstituer
l’affaire.
Avant tout, il convient d’expliquer le cheminement d’un brevet.
Dans un premier temps, celui-ci est déposé à l’I.N.P.I.,
où il estlement enregistré. C’est la phase
dite de demande de brevet. Celui-ci, en effet, ne peut être accordé
qu’après la réalisation de recherches dites d'antériorité
faites par l’I.N.P.I., afin de vérifier qu’aucun brevet
similaire n’a été déposé antérieurement.
Cette période de recherches est plus ou moins longue (entre un
et deux ans en moyenne). Si elle est négative, l’I.N.P.I.
délivre finalement le brevet en lui attribuant un numéro
d’enregistrement. Il est alors accordé.
Les Voisin, avec l’intelligence pervertie propre aux escrocs, avaient
saisi la faille du système. Ils avaient en leur possession tous
mes documents (dont les secrets de fabrication) et le texte de mon brevet
déjà accordé. Le reste était un jeu d’enfants
: ils recopièrent purement et simplement celui-ci (à la
virgule près) et coururent à l’I.N.P.I. pour déposer
leur copie. Dès lors, ils disposaient d’un certificat de
dépôt.
Immédiatement, munis du précieux document qui n’était
qu’une simple demande, ils présentèrent mes résultats
expérimentaux à de riches pigeons avec la complicité
d’un autre escroc nommé Claude Sokolovitch (3),
en proposant aux naïfs d’acquérir des parts d’un
brevet qui ne serait jamais accordé, compte tenu de l’antériorité
du mien. Sans doute trouvèrent-ils même un nid de gogos,
puisqu’en un an, ils réunirent ainsi la coquette somme de
huit millions de francs, essentiellement réglée en liquide
et sous la table par des gens qui ne portèrent évidemment
jamais plainte. Seuls quelques rares investisseurs ne craignant pas le
fisc tentèrent, comme René Geneste, d’intenter un
procès aux Voisin, mais apparemment sans résultat, puisque
la société S.P.P.A., devenue T.S.M.A.
puis Synthesa, continue à vendre tout à fait légalement
du G4 sous l’appellation de Calvichoc, lotion supposée
faire repousser les cheveux ! »
Ce produit miracle était déjà le « silicium
organique VS2 ». « V »
pour « Voisin » et « S »
pour « Sokolovitch »...
Et je laisse le lecteur juger le niveau intellectuel des publicités
diffusées à l'époque pour vanter le Calvichoc :
" Pour les angoisses du cheveu, l’homme de l’année...
c’est le Dr Voisin. Son invention récente, le silicium à
haute concentration, est déterminante dans la lutte contre la chute
excessive des cheveux, pour les deux sexes. Contre l’angoisse de
perdre ses cheveux, ne parlons pas de tranquillisants, mais de silicium.
"
" Il n’y a qu’un cheveu... sur la tête à
Mathieu. Le Mathieu de la chanson qui aurait vécu au 12ème
siècle dans le Berry a été un bandit sympathique,
mais triste. Il était chauve. Sa maîtresse l’avait
quitté pour un soudard hirsute.. S’il avait vécu plus
tard, tout aurait pu changer. Car le docteur Voisin... "
" La détresse de les voir tomber : Il y en a qui assument,
d’autres qui se révoltent. Quelques uns qui espèrent
et un grand nombre qui dépriment. La chute des cheveux et la calvitie
sont presque toujours mal ressenties. Un évènement scientifique
pourrait changer les choses. C’est le docteur Voisin qui... "
" Un cheveu sur la langue : image familière pour parler
d’un défaut de prononciation. C’est irrécupérable.
Par contre, quand les vrais cheveux tombent, il y a aujourd’hui
une solution. Grâce à la récente découverte
du docteur Voisin... "
" Couper un cheveu en six : l’étonnante réussite
d’un savant américain : le Professeur Johnson, de Little
Rock, a coupé un cheveu en six avec un rayon laser. Les conséquences
pratiques de cet exploit restent à démontrer. Mieux vaut
arrêter la chute des cheveux et les faire repousser. Le docteur
Voisin... "
Il est exact que Philippe Voisin participa à la conférence
de presse que j'avais organisée en février 1986 à
Paris. Mais uniquement pour témoigner de la non toxicité
du silicium organique.
Et attesté qu'il ne rencontra jamais Norbert Duffaut.
(1) La connaissance de la composition exacte d'un produit est en
effet nécessaire pour les laboratoires qui doivent le tester. Mais le code
de déontologie de tels laboratoires leur interdit bien entendu de diffuser
la formule ou de l'utiliser eux-mêmes.
(2) Proche de l'ancien ministre de l'Intérieur Pierre Joxe, il
me servit ensuite de médiateur lors de mon entrevue avec Olivier Foll à
la Sous-direction de la Police technique et scientifique le 2 mars 1993.
(3) Propriétaire d'un magasin d'antiquités rue de Richelieu à Paris,
spécialisé dans la vente d'oeuvres d'art copiées et présentées comme authentiques.
|