COSMETIQUES :
des découvertes révolutionnaires

De 1957 à 1995, de nombreux chercheurs et médecins testent différents organo-siliciés, perfectionnent les produits ; les preuves de l'efficacité thérapeutique de ces derniers s'accumulent, les malades guéris se comptent par milliers, mais le silicium organique reste inconnu du grand public.
Il ne dérange donc pas la mafia médico-pharmaceutique, qui se contente de l'ignorer superbement.

L'unique tentative de médiatisation faite par Duffaut et moi-même est la conférence de février 1986, qui se solde par un échec complet : personne n'y assiste.
Par contre, nous avons diffusé une abondante documentation aux agences de presse et aux principaux journaux nationaux.

Ce n'est donc sans doute pas un hasard si, depuis cette date, tous les fabricants de produits cosmétiques utilisent de façon affichée ou déguisée le silicium organique comme anti-rides, et ils sont pléthore.

Autrement dit, il semble qu'on n'ait pas découvert d'anti-rides plus efficace que le silicium organique depuis vingt ans. Dommage seulement que le produit semble être employé en dépit du bons sens...

Ainsi, en mai 2005, Biotherm présente sa dernière « innovation » : un « anti-rides Peeling » permettant la « réduction des rides jusqu'à moins 64 % après 30 minutes » ! Pourquoi ? Grâce aux « micro-cristaux de silice (qui) aplanissent la ride par effet floutteur », et que « le silicium pur stimule la régénération des tissus et la fabrication de collagène pour repousser les rides de l'intérieur ». (Fig. 11 et 12 ci-dessous)

Figure 11     Figure 12

En 2005 encore, Vichy vante son gel de « Soin Régénérant Raffermissant pour Homme », portant en lettres grasses la mention « au Silicium - R ». (Fig. 13 et 14 ci-dessous)

Figure 13     Figure 14

L'ouverture du luxueux emballage nous informe que Vichy vient, tout comme Biotherm, de réaliser une grande « innovation technologique » : « le premier soin qui recharge la peau en silicium » !

Et de quel silicium s'agit-il ? De « silicium (...) minéral régénérant », dont on sait pourtant qu'il ne peut régénérer quoi que ce soit. A moins, bien sûr, que l'ajoût de Lycopène n'ait effectivement permis de lui donner des qualités régénérantes jusqu'alors inconnues ?
La lecture attentive de la formule du nouveau produit de Vichy nous apprend en effet que le Lycopène ne serait pas seul en cause, puisque le « soin régénérant-raffermissant au Silicium-R » contient 44 (!) ingrédients différents... dont du méthylsilanol. Autrement dit du silicium organique, dont j'assure qu'il est d'autant plus efficace qu'il n'est mélangé avec aucun autre produit.

Plus loin, la notice de présentation se vante de faire « accéder les hommes au meilleur de la technologie cosmétique », et répète que la firme a « innové » dans le délicat domaine des fragiles peaux masculines.

Vichy a donc innové en utilisant un produit que la société utilise en fait depuis 1987...

On peut rapprocher cette « innovation » d'une autre publicité de Vichy vantant les mérites d'un « soin correcteur anri-rides de la zone péri-oculaire » qui est censé montrer son efficacité au bout de 21 jours. Les résultats obtenus grâce à ce produit miracle seraient attestés par deux empreintes de peau réalisées sur un sujet, avant et après application de la mixture.
Petit jeu pour nos lecteurs : comparez les deux photographies (Fig. 15 et 16 ci-dessous), notez les différences (si vous en découvrez...) et communiquez-nous vos conclusions.

Figure 15     Figure 16

En tout cas, ces prétendues innovations semblent me donner raison quand j'affirme qu'il est « sans doute encore plus rentable de traiter les rides que de ne pas guérir le cancer »...

D'ailleurs, dans Pratiques de Santé du 17 février 2007, on peut lire : « Le silicium, la clé cachée des produits antirides. (...) La fameuse molécule, le méthyl silane triol, semble avoir glissé des mains de son inventeur (sic) pour se retrouver dans une kyrielle de produits cosmétiques. Sous le couvert de l'anonymat, un chimiste, formulateur de produits cosmétiques et santé d'une grande marque, nous a confié qu'il lui était demandé de glisser du silicium organique dans les produits antirides et dermo-reconstituant mais sans le mentionner dans la composition du produit. Cette pratique toucherait aussi, d'après lui, les produits destinés à lutter contre les problèmes dermatologiques. »

CARAMBA ! KAREMBEU !

  Adrianna Karembeu
En fait, les produits cosmétiques à base de silicium organique sont si rentables que des top-modèles se jettent à leur tour dans la course aux anti-rides.
Ainsi, TV Magazine (23 juillet – 29 juillet 2006) nous apprend-il qu'Adriana Karembeu « (...) se lance désormais dans les cosmétiques ! L'altruiste jeune femme veut chouchouter nos peaux urbaines fatiguées avec Silicium+, sa gamme de soins à base de... silicium. Elle lui a été inspirée lors de ses études de médecine à Prague. »
L'article ne précise pas combien d'années de médecine Adriana Karembeu a effectué, ni avec quel succès, mais j'ignorais qu'on enseignât quoi que ce soit sur le silicium à la faculté de médecine de Prague...
En tout cas, Adriana Karembeu est une spécialiste, et elle le prouve :
« Le silicium existe depuis quarante ans (ben non : le silicium existe depuis que la terre est née... Nd LLR) mais, au niveau du marketing, il n'avait jamais été mis en avant. Je me suis intéressée aux résultats de tests réalisés sur les produits qui se vendent actuellement un peu partout, comme la vitamine A ou la vitamine B. Ils offrent très peu d'efficacité, contrairement au silicium.J'en ai donc mis partout dans ma gamme. (...) J'ai passé un an à développer ma ligne de cosmétiques. J'ai angoissé mes chimistes jusque dans leurs rêves. (...) Je veux de la qualité, d'autant plus que je m'y connais en chimie. Lorsque les chimistes m'ont sorti la première fois leur carte (Quel genre de « carte » peuvent bien présenter des chimistes pour expliquer comment fonctionne un cosmétique ? Nd LLR) pour m'expliquer comment les produits fonctionnaient, je leur ai répondu que je connaissais tout cela ! Ils voulaient m'impressionner avec leurs formules mais il s'est avéré que je connaissais bien cet univers ! Je pense être assez crédible dans ce milieu. »