Terres d'exil

Il était une fois ... Oman

IL ETAIT UNE FOIS... OMAN

Superficie : 309,500 km².

Population : environ 2 millions et demi d'habitants (difficile à savoir exactement, avec les Bédouins qui se promènent d'un pays à l'autre dans un désert sans frontières...).


Pour moi, Oman ne fut pas une terre d'exil : je n'étais cette fois chassé de nulle part et des amis m'attendaient les bras ouverts.
Ce fut une terre d'émerveillement de chaque instant.
D'abord, pour l'oeuvre accomplie en trente-cinq ans par le Sultan Qaboos bin Said al Said. Monarque absolu, mais souverain éclairé comme l'Histoire en connut peu d'exemples, il fit sortir son pays du Moyen-Âge pour le conduire à la modernité, tout en en préservant le caractère et l'héritage culturel (1).
Mais le but de cet album-photos est simplement de vous faire découvrir quelques aspects de ce pays, ensoleillé par la gentillesse de ses habitants, au coeur du mélange de sauvagerie et de douceur sans cesse alternées de ses paysages où alternent fleurs et rocs nus, sécheresse torride du désert et fraîcheur des oasis. Tout cela dans un climat de grande tolérance et de sécurité absolue.

Localisation d'Oman Oman en Hivers Rencontre dans le désert

Bédouine Sous une tente de Bédouins Oasis de NAKHAL

Quels évènements ne pas manquer, dans cette profusion de trésors ? Le choix est difficile...

D'abord, je dirais le marché aux chèvres qui se tient à Nizwa tous les vendredis matins. Dans une profusion de couleurs et un brouhaha assourdissant, on y voit les Bédouines négocier le prix des bêtes et les notables portant fièrement le khanjar, poignard traditionnel.

NIZWA - Le marché aux chèvres NIZWA NIZWA

NIZWA Poignards traditionnels SEEB - Agneaux à vendre

Ensuite, ne manquez surtout pas un combat de taureaux !
Mais attention : rien à voir dans ce spectacle avec la barbarie dégradante des corridas espagnoles, où un homme armé affronte sans gloire un animal affaibli.
Il faut savoir que le Sultan interdit la maltraitance des animaux, et que la nature à Oman est méticuleusement protégée, avec la création de nombreuses réserves naturelles, l'interdiction absolue de la chasse (y compris aux papillons), la protection des espèces menacées et la réintroduction d'espèces indigènes disparues. Les collectionneurs de coquillages peuvent toutefois s'adonner en toute liberté à leur passion sur les immenses plages... à condition de ne ramasser que les coquillages morts.
C'est pourquoi ici s'affrontent en tête à tête et loyalement deux taureaux de force égale, du même âge et du même poids. Chacun a une patte attachée à une corde tenue par des hommes qui la tirent si besoin est pour séparer les combattants en cas d'excès de violence. Toutes les précautions sont prises pour éviter la moindre effusion de sang et, en cas d'accident, des soigneurs interviennent aussitôt pour soigner la victime.

TAUREAUX - Les combattants TAUREAUX - Les spectateurs

Enfin, allez un matin au marché aux poissons de Muttrah. Vous y découvrirez la vie d'une petite ville entièrement rythmée par l'arrivage des barques, le déchargement de poissons aux couleurs lumineuses, et toute sorte de petits métiers qui gravitent autour de la mer.

MUTTRAH - Le front de mer MUTTRAH - Le port de pêche Arrivée des sardines

Les démailleurs Déchargement d'un gros thon Intérieur du marché

Thon Le mareyeur Le marchand de sacs plastique

Le marchand de thé Les boxes des nettoyeurs Déchargement de requins

Le nettoyeur de requins Moment de détente

Au marché de Muttrah, je me suis fait beaucoup d'amis... et, après une longue période d'apprivoisement, devenu photographe agréé par les pêcheurs !

Commandes de photos Distribution de photos

(1) Pour plus de détails, lire la conclusion de « Qui a peur de Loïc Le Ribault ? »

 

Oman

Mise à jour le Mardi, 25 Mars 2014 12:09 Écrit par Administrator Lundi, 01 Août 2011 21:35

Remise à jour du 20/03/2007

Nous venons de mettre en ligne de nouvelles photos dans la section "Terres d'exil" :

Il s'agit de photos d'Oman. Un article de Loïc Le Ribault accompagne ces magnifiques images commentées.

Dans la partie "actualité" du site, vous découvrirez de nombreuses informations nouvelles concernant le G5 dans le monde.

Une question à propos des conservateurs et du G5 a été publiée dans la section "Questions fréquentes".

Terres d`exil

LES MIGRANTS

A travers mon livre, beaucoup de lecteurs ont découvert le nom de pays dont ils ignoraient l'existence ou ne situaient pas bien. Ils m'ont demandé à quoi ressemblaient ces contrées plus ou moins lointaines et de diffuser sur mon site les photographies des lieux et des personnes qui m'y avaient le plus marqué et que je cite dans mon ouvrage.

Voici donc un court voyage illustré dans mes terres d'exil.

Je dédie ces quelques photographies à tous les migrants anonymes, mes compagnons inconnus qui marchent vers l'inconnu au moment même où j'écris.

Selon les définitions classiques, je suis depuis mars 1996 un émigré français immigré à Antigua, puis en Belgique, à Jersey, en Irlande et en Suisse avant d'émigrer enfin à Oman.

Au cours de huit années de cavale (de 1996 à 2003), j'ai parcouru, la plupart du temps sans papiers authentiques, plus de 35.000 kilomètres et franchi une trentaine de fois les frontières d'une quinzaine de pays.

. Nous sommes comme cela des millions dans le monde, sautant de frontière en frontière pour les raisons les plus variées, émigrant ou immigrant au gré des circonstances. Je préfère donc nous qualifier de « migrants » : des hommes dont on a coupé les racines, ou qui ont décidé de les arracher, ou y ont été forcés, et qui vont et viennent, s'en vont, reviennent, en quête éperdue d'un port d'attache où se fixer enfin.
Rares sont les migrants volontaires. Ils fuient la pauvreté, l'oppression, la solitude, à cause de la couleur de leur peau, de leur religion, de leurs convictions politiques, ouvertement ou en secret. Illégalement ou non. Avec ou sans papiers. Tranquillement ou la peur au ventre. Avec ou sans métier. Avec ou sans argent. Seuls ou non. Leur migration est un combat pour la vie, avec toujours au fond du coeur le fol espoir d'un retour au pays natal.

Qu'ils parlent ou non la langue du pays où ils échouent, ils devront s'adapter, s' « intégrer » comme on dit, et ça n'est jamais facile.
Parce qu'un migrant, voyez-vous, un étranger, une sorte d'envahisseur, un colon en guenilles, mais un colon quand même, une pièce apportée et même pas rapportée, ça doit forcément faire mine d'aimer le pays d'accueil.

Tenez, l'Irlande, paraît-il, c'est la patrie des poètes. Oui. Ceux qui y passent quelques jours de vacances. Mais peu de poètes séjournent six ans dans la Verte Erin...

Là-bas, puisque je n'avais pas le choix, je m'étais habitué à ne parler qu'anglais, ne lire que la presse anglophone, habitué même au climat épouvantable, à l'humidité permanente, à la cuisine si fade que je m'étais astreint à apprendre à cuisiner moi-même ; perdu dans le Mayo, le comté le plus sauvage d'Irlande, l'extrême pointe de l'Europe, j'avais abandonné tout contact avec le monde scientifique. A mes amis, je vantais l'odeur incomparable du feu de tourbe. Six ans durant, je me suis acharné à regarder avec affection les vaches et les moutons dans le blanc des yeux. Et j'avais fait mine de me satisfaire de cette vie : que pouvais-je faire d'autre ?
Peu à peu, île après île, je suis devenu un homme balkanisé, éparpillé. J'ai laissé des parcelles de mon âme un peu partout, des fragments d'amitié, des lambeaux d'amour, des ébauches de racines à Antigua, à Jersey, en Irlande et ailleurs.

Où donc finirai-je ma vie en paix, un jour ?
Et d'ailleurs, me laissera-t-on la paix, un jour ?
Pour toujours ?

Pas drôle, d'être migrant...

Le cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako (1) souligne bien combien la géographie est peu importante pour les migrants. Il y voit d'ailleurs la source d'un profond malentendu avec les Occidentaux : « D'un côté, en Occident, on a l'impression que l'immigration est une ruée massive, irréductible ; de l'autre, c'est un individu qui part, avec ses rêves et son courage. Le vrai parcours, ce sont les exilés anonymes. Le seul monument sur lequel j'irais me recueillir, ce serait, comme vous avez celui du soldat inconnu, un monument à l'exilé anonyme. »

(1) Le Monde, 21 mai 2002

 

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